Navette maritime Sète – Mèze :
6 mois de test grandeur nature

Une liaison de transport public Sète – Mèze sans bouchon ni feu rouge, avec pour seul paysage, les eaux de la lagune de Thau. Cette promesse sera bientôt une réalité grâce au lancement du bateau-bus par Sète agglopôle Méditerranée.

Le service de navette maritime va faire l’objet d’un test grandeur nature d’une durée de six mois, du 7 juin au 27 novembre 2021. La traversée durera environ 35 minutes entre le quai Descournut à Mèze et le quai de la gare de Sète (avant le pont de la gare). Le rythme des voyages sera de 7 allers/retours quotidiens avec des horaires adaptés aux travailleurs et en phase avec les horaires de trains. Le bateau-bus fonctionnera 6 jours sur 7 et 7 jours sur 7 en juillet et août.

Un navire de 95 places dont 70 couvertes

François Commeinhes, président de SAM et Henry Fricou, maire de Mèze, lors d’un essai de traversée Mèze-Sète à bord du bateau-bus Canauxrama V.

La navette maritime sera assurée par la société Sète Croisières à bord du Canauxrama V, un navire d’une capacité de 95 places, dont 70 entièrement couvertes. Il sera accessible aux personnes à mobilité réduite. Un espace est prévu à l’arrière du bateau pour l’embarquement des vélos, poussettes… une nouvelle alternative de transport public Cette phase expérimentale sera mise à profit pour évaluer l’incidence des conditions météo sur les temps de trajets, le profil et les attentes des passagers, les temps d’embarquement et de débarquement etc., et, à terme, pour envisager la pérennisation de la navette maritime Sète – Mèze comme une nouvelle alternative au réseau de transport de l’Agglo.


 

 

 

 

 


 

 

 

 

 


Comme au « bon vieux temps » des bateaux à vapeur

À la fin du XIXe siècle, à la grande époque de la tonnellerie, une ligne de bateaux à vapeur effectuant la liaison Mèze-Cette est créée. Durant plus de 60 ans, les navires assuraient, six fois par jour, le transport de futailles et de passagers. Ces bateaux appartenant à la Société Maritime de Mèze pouvaient embarquer une centaine de passagers. Sur la façade de l’ancien Café Gallet, place Camille Vidal, l’enseigne du « Bureau des bateaux à vapeur » a été conservée. Après-guerre, la concurrence du transport routier a eu raison de la liaison maritime. Un seul bateau a continué à assurer le transport jusqu’en 1951.