Acquisition d’un bâtiment de la caserne d’Ypres

Thierry Baëza, maire de Mèze, Philippe Curé, adjoint à la culture et Georges Viudez, directeur des services techniques municipaux, visitent le bâtiment de l’ancienne caserne d’Ypres récemment acquis par la Ville.

La Ville de Mèze vient d’acquérir un bâtiment faisant partie de l’ancienne caserne d’Ypres ainsi qu’une parcelle de terrain attenante. L’édifice s’étend sur une superficie d’environ 300 m².
Ce bien permettra à la commune d’effectuer la restructuration et l’extension des ateliers municipaux qui occupent déjà une partie du site. Il offrira aussi la possibilité de regrouper d’autres services techniques municipaux pour un meilleur fonctionnement global.
Le montant de l’acquisition s’élève à 340 000 €.

Un édifice chargé d’histoire

Cette acquisition s’inscrit également dans une volonté de conservation d’un bâtiment d’intérêt patrimonial.
Durant la Première Guerre Mondiale,  la municipalité de Mèze est chargée par le ministère des Armées de procéder à l’installation d’un casernement pouvant recevoir un effectif de 1200 hommes. La commune, conduite par le maire Paul Entéric, décide à l’unanimité, au cours du conseil municipal du 20 février 1915, de transformer en caserne un vaste corps d’immeubles appartenant au négociant en fourrages Léon Holmière. D’une superficie de 11600 m², ces bâtiments étaient les anciens chais du fabriquant de futailles Emile Molinier, l’un des plus gros négociants en vins de la région qui fut maire de Mèze de 1874 à 1876.
La caserne ainsi créée reçut le nom de « Caserne d’Ypres », en référence au gaz toxique « l’ypérite » utilisé par les Allemands lors de la deuxième bataille d’Ypres, le 22 avril 1915.
5200 « Poilus » mourront intoxiqués. De nombreux soldats blessés sont soignés à l’hôpital militaire de Mèze alors situé à la « Cavallerie », place Villebois-Mareuil (autrefois place d’Armes, aujourd’hui place Baptiste Milhau). Les convalescents sont dirigés vers la Caserne d’Ypres, dans l’attente d’une mutation. Du 15 mars 1915 au 25 mai 1919, elle est occupée par L’Etat-Major et le 1er Bataillon du 416e Régiment d’Infanterie.