Anne Vérillaud

Les récentes remontées de doléances ont démontré que la question des migrants était mineure (8ème sur 11 thèmes proposés). La solidarité n’est donc pas en défaut, et c’est rassurant !

Les problèmes qui ressortent le plus sont liés aux difficultés du quotidien et à l’insupportable sentiment d’injustice de voir que certains ont des fins de mois qui commencent aux alentours du 10, quand d’autres ont trop d’argent pour le dépenser dans le mois, et n’ont même plus à participer au bien public par le biais de l’ISF.

Autre injustice flagrante et absolument insupportable : payer autant d’impôts où qu’on habite, mais ne pas profiter des services publics, qui sont au mieux insuffisants, au pire carrément absents, de certains territoires.

Je rappelle que supprimer des “charges patronales” veut dire supprimer des “cotisations sociales”. Ensuite on nous dira qu’on est obligé de réduire les aides sociales, car les organismes sont en déficit… Commençons par les sauvegarder, et surveiller de près les grandes entreprises.

Mais je voudrais ajouter autre chose : la sauvegarde, urgente et essentielle, des arbres et autres végétaux, et du sol en général. Le problème concerne toute la France (et hélas le monde). La couverture et l’asphyxie des sols (zones artisanales, commerciales, pavillonnaires,…), la destruction de végétaux sous tous les prétextes, la diminution du nombre d’arbres sont de véritables désastres qui participent au réchauffement climatique de façon dramatique. Quant aux sols, il faut les garder français (de grandes manoeuvres ont lieu, dont nous n’aurons conscience que trop tard sans doute) et nourriciers : les chiffres ne nous disent plus rien, mais la terre arable disparaît, les zones naturelles aussi, alors que nous avons de plus en plus besoin de ces absorbeurs de carbone, pourvoyeurs de paix, d’oiseaux et d’insectes, de fraîcheur face aux canicules (un arbre vaut plusieurs climatiseurs), et de nourriture.

Faisons ensemble notre territoire, qu’il puisse continuer à nous nourrir, à nous protéger, à nous fournir l’oxygène dont nous avons tant besoin –et que chacun y participe selon ses moyens, en commençant par les plus riches !