Découvrez l’origine des noms des rues de Mèze

Aujourd’hui : Le lieu-dit de la Raze Fringadelle 


Cadastré en 1823 puis en 1939, ce nom est issu du lexique occitan en langue d’oc, « une rasa », un talus maçonné sur une certaine hauteur.

Quant à « fringadela » provient de « fringar » signifiant « fleurter ». A l’origine, la Raze Fringadelle était longée par un chemin qui était le rendez-vous des amoureux.

Aujourd’hui, ce lieu a donné deux lotissements : la Raze et celui de la Fringadelle.


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Aujourd’hui : La Conque


Cadastrée en 1823 puis en 1939, ce lieu-dit provient du lexique occitan « conca » signifiant « grande coquille », « vasque », « cuvette ».  Adopté à deux titres : par la présence de très nombreux coquillages dans le sable de la plage et parce que le littoral a la forme d’une coquille Saint Jacques.


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Aujourd’hui : Le lieu-dit Vic Salat


Le nom de ce tènement apparaît sous la forme d’un substantif suivi d’un adjectif.

« vic » est un nom très fréquent dans la région qui vient du latin « vicus » signifiant « village ».

Issu de l’occitan, « salat » signifie « salé ». La mer occupait autrefois ce terrain. Il abritait les bâtiments de la Compagnie des Salins de Mèze qui exploitait les salines où se trouve aujourd’hui l’éco-site.

Après les Abbés de Valmagne qui exploitent le sel au XVIIIème siècle sur la Prade et les Salins, Messieurs Colin et Bonnet avec Léon Beaumadier-Bouliech (tonneliers) relancent l’exploitation avec la Compagnie des Salins de Mèze en 1830. Celle-ci cessera ses activités en 1893.


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Aujourd’hui : La rue Fournel


Cadastrée déjà au XIVème siècle, cette voie de communication portait le nom de « rue d’Encoynes ». Jadis, le Curé Delorme, prêtre de la paroisse y avait établi un hospice pour les indigents en 1339. Dans sa longueur, la courbure de cette rue était en fer à cheval. Au cours du temps, les Révolutionnaires de 1791 ôteront la particule du nom « Encoynes ». La municipalité au XIXème siècle, rebaptise cette rue tout en créant deux entités : « rue Barbari » et « rue Fournel ».

« Fournel » provient de « Furnus » signifiant « four ». En effet, il a été trouvé dans ce lieu des fours à chaux ou céramique. La « rue Fournel »  débouche donc dans la « rue Gaffarot » et sur le « boulevard des Remparts » par de grands escaliers aménagés au XIXème siècle, ainsi que dans la « rue Barbarie ».

Le patronyme « Fournel », c’est une famille investit dans la ville de Mèze : Consuls en 1638, 1645, 1er Consul en 1689, procureurs du Roi, procureur juridictionnel, membres de la confrérie des Pénitents Blancs.

« Barbarie » découle du patronyme « Barbary », originaire du Sud-Ouest du bas, en latin « Barbarus –Barbare » signifiant « homme solitaire ». Sobriquet « Barbare », « homme cruel », nom répandu dans le Lot, la Corrèze, le Nord et le Maine et Loire. Celui-ci se décline en « Barbier, Barbarin, Barbieri, Barbera voire Barbereau, Barber, Barberel, Barberis ».


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Aujourd’hui : La rue des Enfedettes


« fedette » est  la forme francisée de « fedeta » signifiant « petite brebis ». « enfedelle » provient du nom du chemin qui traverse ce lieu-dit le « chemin des Infidèles » emprunté par les Sarazins.


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Aujourd’hui : Les Amoutous


À la fin des années 50, avant la création du port du Mourre Blanc, les conchyliculteurs Mézois se regroupaient déjà sur des zones où ils pouvaient développer leur activité. L’un des plus anciens rassemblements de mas conchylicoles de Mèze se situe aux Amoutous, nom issu du lexique occitan « amotassir », « amotolir » ou « amotir » qui veut dire « mettre en grumeaux, en motte, tasser le sol ». Ce tènement argileux se termine par une falaise de 4 à 5 mètres dominant le Bassin de Thau.

Au XVIIIème siècle, des moutons pâturaient sur ce pré. La particularité de ces établissements réside sur les interminables pontons, dont certains peuvent atteindre une centaine de mètres, qui vont chercher des eaux suffisamment profondes pour les embarcations. Sur la vingtaine de mas installés sur le site, un petit nombre est toujours en activité.


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Aujourd’hui : Les Montarels


Le nom apparaît dès 1400 dans le Compoix de Mèze.

Ce toponyme est issu du lexique occitan, il est fréquemment traduit en « Montereaux », ce qui correspond à une réalité sur le terrain : le sol est en effet déclivité. Aujourd’hui, l’urbanisation gagne ce lieu qui a perdu sa vocation initiale de terrain cultivé en vignes et jardins. Ce lieu s’étend du « chemin des Montarels » vers le cimetière allant jusqu’au rond-point.

On trouve aussi « rue des Montorelles », qui est une déclinaison dans le même secteur géographique.


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Aujourd’hui : la rue Mathieu


Cadastrée en 1900, cette voie se nommait « Pastus de salis », du latin « pastus » signifiant « pâture, terrain inculte, chemin », « basse-cour ou pacage » en occitan, ancien droit coutumier, terrain dépendant d’un bâtiment. « salis » est une variante de « salies », forme gasconne de saline, un endroit où l’on recueille le sel.

Autrefois, il y avait dans cette rue un local assez vaste pour que le saunier entrepose le sel récolté sur l’étang non loin de là.

En 1908, la municipalité rebaptise ce lieu en « rue Mathieu ».

La famille Mathieu était présente à Mèze depuis le XVIIème siècle. Certains membres de cette famille ont été Procureur Juridictionnel en 1724, 1er Consul de Mèze en 1771,1772 et 1773 et ont pris part à la Révolution Française.

Jean-Benoît-Etienne Mathieu sera élu Maire de Mèze en 1790 (Décret révolutionnaire du 14 décembre 1789).


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Aujourd’hui : le chemin de l’Escouladou


Nouvellement cadastrée en 1980, cette voie touristique longe agréablement l’étang de Thau. De l’occitan « escoula » signifiant « petit écoulement ou filet d’eau », en rapport avec la rivière du Pallas, proche de ce chemin, venant des hauteurs, qui s’écoule vers l’étang de Thau. 


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Aujourd’hui : la rue Calendal


Cadastrée années 1970, cette voie est en vis à vis du Collège et de la résidence Frédéric Mistral.

« Calendal », en occitan, est un petit houx, plante aux branches courbes dont les rameaux sont couverts de baies rouges et de feuilles dentelées. Beaucoup d’épineux avec des mûres se trouvaient dans cette rue.

On peut aussi trouver une similitude avec la résidence Frédéric Mistral.

Le félibrige écrivain provençal Frédéric Mistral a notamment écrit des poèmes provençaux « Mirèlha » (1885) et « Calendeau » (1888). Il a reçu le prix Goncourt en 1901 et le prix Nobel de littérature en 1904.


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Aujourd’hui : la rue Pont Groslard


Cadastrée en 1900 sous l’appellation d’« Impasse Groslard », cette voie nouvellement créée avait la forme d’un pont dans sa partie basse. Au XIXème siècle, le haut de la rue actuelle n’était encore que des jardins.

Il y avait la résidence de la famille Groslard.

En 1908, la municipalité la rebaptise en « rue Pont Groslard ».


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Aujourd’hui : la rue Obscure


Cadastrée après 1900, cette voie nouvellement créée, était dans un premier temps un passage entre deux chais de tonneliers. Cette rue particulière, formée en angle droit, n’avait pas d’éclairage, d’où son nom « obscure ».

Par la suite, on modifie cette impasse en donnant un accès par la « rue des Salins » (élargie) et la « rue Paulin Arnaud (plus étroite) donnant sur le Port.


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Aujourd’hui : la rue de la Liberté


Cadastrée en 1900, cette rue se nommait « rue du Cloître », du latin « claustra » signifiant « lieu clos ».

L’église Saint-Hilaire, où des moines y résidaient, fut organisée en prieuré au XVIème siècle.

En 1908, la municipalité rebaptise cette voie de communication « rue de la Liberté ».


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Aujourd’hui : la rue Paul Enteric


Cadastrée en 1900, cette voie nouvellement créée porte le nom de « rue de la Glacière ». Dans cet espace, il y avait un local qui servait à conserver la neige et la glace de l’hiver pour rafraîchir l’été.

En 1932, la municipalité Poujade change cette appellation en « rue Paul Entéric ».  Paul Entéric fut Maire de Mèze de 1901 à 1904 et de 1912 à 1921 avec « Délégation Spéciale ».


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Aujourd’hui : la rue Paul Doumer


Cadastrée en 1900, cette voie nouvelle se nommait « rue Nationale ». On pouvait y trouver au n°21 dès 1894, une fabrique de matériaux de construction « les Etablissements Desplats et fils » qui s’étendait sur le pâté de maison, traversait d’une rue à l’autre (voir photo). Ces matériaux de construction servaient aux particuliers comme à la ville (construction de l’école Jules Ferry, de l’école Louise Michel, des Halles, de la nouvelle Mairie, de l’abattoir de la ville).

Dans les années 50, les fils d’Edouard Desplats, Georges et Fernand lui succèdent et reprennent l’entreprise. Les Etablissements Desplats déménagent alors « Place Villebois – Mareuil », l’actuelle « Place Baptiste Milhau ». Ils créent l’entrepôt de vente de matériaux de construction « Jordan Matériaux », « Mèze matériaux », puis, « Chausson Matériaux » avant que ceux-ci aillent à la Zone Artisanale de Mèze.

En 1932, la municipalité Poujade rebaptise cette voie « Paul Doumer ».

Joseph Athanase Doumer, dit Paul Doumer, homme d’Etat français, a été Président de la République en 1931 et assassiné en 1932.

Les ETS DESPLATS, rue Nationale (rue Paul Doumer aujourd’hui)

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