Chapelle des Pénitents : à votre bon « chœur » la Région

Elle n’a pas brûlé, elle n’a pas de flèche majestueuse et pourtant, depuis près de 9 siècles, du haut du promontoire où elle a été bâtie, la chapelle de Pénitents de Mèze veille fièrement sur la lagune de Thau.
Malheureusement, son état est préoccupant et des travaux de préservation sont aujourd’hui indispensables.
Sous la houlette de sa présidente, Geneviève Rière, l’association des amis des Pénitents se bat depuis des années aux côtés de la Ville de Mèze pour que cet édifice emblématique du patrimoine historique et religieux d’Occitanie puisse être restauré.
Récemment, la chapelle a obtenu une très belle reconnaissance du loto du patrimoine à travers l’attribution d’une somme de 86 000 €. Il s’agit d’ailleurs du seul bâtiment patrimonial retenu dans l’Hérault au titre de l’opération initiée par Stéphane Bern. Avec les soutiens conjoints de la Ville de Mèze, de Sète agglopôle Méditerranée de la Fondation du Patrimoine et de dons de particuliers, 130 000 € ont pu être réunis pour lancer les travaux de restauration.
Mais cette somme ne représente que la moitié du budget nécessaire au sauvetage de la chapelle.
Admiratifs devant la générosité manifestée par la Région Occitanie à l’égard de Notre Dame de Paris (1,5 million d’euros), Geneviève Rière et Henry Fricou, maire de Mèze, se sont remis à espérer. Plusieurs demandes de soutien financier adressées à la présidente Carole Delga pour préserver ce fleuron du patrimoine régional sont restées lettres mortes. Mais aujourd’hui, le doute n’est plus permis quant à la volonté de la Région de voler au secours des bâtiments historiques en péril.
Certes, la chapelle des Pénitents de Mèze est petite. Certes, elle n’a pas encore inspiré de comédie musicale. Mais elle a le mérite d’être située sur les terres d’Occitanie où d’innombrables habitants et visiteurs lui vouent un attachement viscéral.