Deux micocouliers sous haute surveillance

Une évaluation très précise de la solidité des arbres réalisée par un expert de l’ONF

Les deux plus anciens micocouliers de la place du même nom montrent d’inquiétants signes de faiblesse. Une première analyse a montré que ces arbres presque centenaires sont fragilisés par un champignon pathogène.
Afin de ne faire courir aucun risque aux passants sur cet emplacement extrêmement fréquenté, la Ville de Mèze a diligenté une expertise plus poussée visant à évaluer la solidité de ces arbres. Dans la matinée du 25 octobre, un spécialiste de l’Office National des Forêts a réalisé une étude utilisant un matériel à la pointe de la technologie dans ce domaine dont il n’existe que deux exemplaires en France.
Les micocouliers ont subi un test de traction. Ils ont été soumis à une charge simulant la force du vent avant d’atteindre son point de rupture. La déformation du tronc et l’inclinaison de l’arbre sont enregistrés en temps réel à l’aide de capteurs hyper sensibles (précision au micron et au millième de degré). Ce test est non dommageable pour l’arbre.

Un diagnostic assorti de préconisations claires sera délivré dès le début de la semaine prochaine. En fonction du résultat, trois scénarii sont possibles :

  • La conservation des micocouliers en l’état ;
  • La conservation avec renforcement par haubanage des branches et élagage ;
  • L’abattage si les arbres sont jugés trop dangereux pour la sécurité publique.

Même si la volonté de la municipalité est de tout mettre en œuvre pour conserver ces arbres, il est hors de question de faire courir le moindre risque à la population. Mais si l’abattage s’avérait absolument indispensable, ils seraient immédiatement remplacés par d’autres micocouliers.