Festival de Thau : soirée du 20 juillet

Mèze – samedi 20 juillet – Sensation pop/rock
[Tarifs prévente : jeune 13€ / réduit 32€ / plein 35€]

Pantais Clus
Création régionale Silo
Rodin Kaufmann (voix, clavier, thérémine) a réuni autour de lui Valentin Laborde (voix, vielle à roue), Mona Hilaly (harpe, mandoline d’octave), Denis Sampieri (voix, machines) et Alexandre Piques (voix, batterie) pour cette création régionale singulière, où se mélangent plusieurs styles et influences, du slam au chant polyphonique en passant par la trap ou la pop folk alternative.

 

 


Minuit
Nouvelle génération rock
Minuit, c’est le groupe de Simone Ringer (chant) et Raoul Chichin (guitare), enfants des Rita Mitsouko avec Joseph Delmas (guitare) et Clément Aubert (basse).
Trois ans après leur EP éponyme, le groupe sort son premier album, Vertigo, aux accents rétro. Simone et Raoul, « fille et fils de », espèrent cette fois se débarrasser des comparaisons avec les Rita
Mitsouko. La musique de leurs parents en héritage, ils jouent une carte pop à la française. Heureusement, c’est par sa musique que Minuit est en train de s’imposer, rock, sexy, funky, qui emprunte autant aux rythmiques funk de Chic qu’aux guitares de T. Rex, à l’esprit foutraque de Beck qu’aux paillettes de Blondie, à qui le groupe rend hommage dans la chanson d’ouverture.
Et à entendre Vertigo, on se dit que ces quatre-là font de la résistance, au milieu de la domination écrasante du rap et de la musique électronique. Et ils pourraient bien toucher un jeune public en mal de sensation rock, qui découvre ses chansons sans connaître son histoire.
Le groupe affirme son aptitude à transcender les contrastes entre sentiments bruts et mélopées entraînantes. L’amour, l’amitié, la solitude, la ville, l’ailleurs, les addictions, l’onirique… Vertigo est un album hautement visuel et foisonnant. Les morceaux sont tour à tour sensuels, mélancoliques, nostalgiques, inquiétants, et toujours sensationnels, au sens propre du terme et à l’image du morceau titre, Vertigo, qui évoque le déséquilibre fantasque qui peut régir nos vies.
Écho à l’heure de minuit affichée sur les horloges, le vertige symbolise ce glissement du réel à l’imagi naire nourrissant chaque chanson écrite par Simone, songwriteuse en chef du groupe. En résulte un amour du mot simple, des sonorités voisines et complémentaires, des tournures poétiques sans esbroufe.
Ainsi, la mélancolie se twiste de rythmiques imparables, celles du funk, du disco ou du punk, et des mélodies accrocheuses.


Goran Bregovic
World
Compositeur contemporain, musicien traditionnel ou rock star, Goran Bregovic n’a pas eu à choisir, il lui a suffit de vivre et mêler toutes ces expériences pour inventer une musique à la fois universelle et très personnelle.
Avec son Orchestre des Mariages et des Enterrements, il marie les musiciens/cuivres Gitans avec des percussions orientales, mélange les polyphonies féminines bulgares avec un chœur d’hommes classique, mixe des sections de cordes avec des programmations électroniques. Vêtu de blanc, assis entre son ampli et son ordi, une guitare électrique en bandoulière, il mène tous les soirs cet équipage bigarré à géométrie variable (de 9 à 19 musiciens, et même jusqu’à 60 parfois).
Depuis plus de 20 ans, Goran Bregovic et son Orchestre des Mariages et des Enterrements ont parcouru tous les continents, sur une tournée sans fin (plus de 3000 concerts).
Fervent défenseur du dialogue entre les cultures, Goran Bregovic, artiste iconoclaste et attachant né en ex-Yougoslavie, publie Three Letters From Sarajevo (Mercury). Une parution élégante où il fait coexister trois styles (oriental, klezmer et classique) et trois religions (chrétienne, juive et musulmane).
Cet amoureux de la France, connu pour ses collaborations avec Emir Kusturica, sort également une compilation baptisée Welcome to Goran Bregovic (Wrasse Records), un disque plein d’utopie… Mais à quoi ressemblerait le monde sans utopie ?