La fin des corps-morts sauvages

45 corps-morts illégaux devant la terrain de tambourin de Mèze évacués par les services de l’Etat.

L’Etat a décidé de mettre un terme à la prolifération anarchique des corps-morts installés illégalement dans la lagune de Thau pour le mouillage des embarcations. Une première opération « coup de poing » a été menée le 1er décembre à Mèze, devant le terrain de tambourin en présence de Philippe Nucho, sous-préfet du bassin de Thau, d’Henry Fricou, maire de Mèze entouré de plusieurs élus municipaux, de représentants de la pêche et de la conchyliculture, ainsi que de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer, des Affaires Maritimes et de la gendarmerie maritime. Sur ce seul site, pas moins de 45 corps-morts sauvages ont été recensés. Leur évacuation est en cours. Les bateaux actuellement au mouillage ont quant à eux été identifiés. Officiellement avertis, leurs propriétaires ont un délais de 30 jours pour enlever leur embarcation du site après quoi ils se verront infliger une amende pouvant s’élever jusqu’à 1500 €.   
A cette occasion, Philippe Nucho a exposé la détermination des services de l’Etat de régler une fois pour toute ce problème. La multiplication des corps-morts n’est pas sans impact sur l’environnement, notamment pour les herbiers de zostères qui sont au cœur de l’écosystème de la lagune. Elle nuit également aux activités de pêche car les zones d’installation des capechades ne sont pas respectées.
D’autres sites, où les mouillages sauvages se développent, à savoir la presqu’île de Balaruc-Les-Bains et le Barrou à Sète, vont faire l’objet du même traitement. Le sous-préfet a annoncé qu’il travaillait actuellement avec tous les partenaires concernés pour envisager la création de zones de mouillages gérées et organisées. Et pour les plus récalcitrants, les services de l’Etat pensent sérieusement à créer une fourrière à bateaux.