Frelon asiatique : la Ville va financer la
destruction des nids chez les particuliers

La Ville de Mèze va désormais financer à hauteur de 50% la destruction des nids de frelons asiatiques chez les particuliers. En matière de lutte contre cette espèce invasive, aucune solution miracle n’existe à ce jour. La destruction des nids par une entreprise spécialisée reste encore la méthode la plus efficace. Hormis le cas particulier des ruchers d’apiculteurs (le frelon asiatique est un prédateur des abeilles), il est surtout vivement déconseillé aux particuliers d’installer des pièges qui sont à la fois inefficaces et néfastes pour la biodiversité.

Attention ! Les frelons asiatiques protègent leur nid. Si on s’approche à moins de 5 à 6 m, ils sentent une menace et sont susceptibles d’attaquer. Le venin du frelon asiatique n’est pas plus violent que celui du frelon européen, des autres guêpes ou des abeilles. Lors d’une attaque massive ou en cas d’allergie au venin, il y a toutefois un réel danger pour la personne piquée.

Que faire en cas d’observation d’un nid de frelon asiatique ?

Le nid du frelon asiatique est plutôt sphérique et peut mesurer jusqu’à 1,20 m de haut. Il est construit la plupart du temps en hauteur, à plus de 10 mètres d’altitude, souvent à la cime des arbres. Il est toujours construit à proximité d’un point d’eau.
S’il est accessible et susceptible d’être dangereux pour les personnes, il faut demander à le faire détruire par une entreprise spécialisée et surtout ne pas tenter d’intervenir soi-même.

La Ville de Mèze subventionnera 50% du coût de destruction du nid chez les particuliers. CONTACT : techniques@ville-meze.fr

 

Attention à ne pas confondre frelon asiatique et frelon européen. Ce dernier est une espèce protégée utile à l’écosystème.


Pour plus d’information : le site du FRGDS Occitanie >>>


Surtout pas de pièges à frelons !

Nombreux sont les particuliers qui pensent pourvoir lutter contre cette espèce envahissante en posant des pièges. Scientifiques et spécialistes s’opposent à cette solution. Les experts de l’INRA, du CNRS et du Museum d’Histoire Naturelle sont unanimes : l’installation de pièges à frelon est inefficace, néfaste pour la biodiversité car non sélective et favorise même la prolifération des frelons. Seule exception : une étude spécifique est actuellement menée avec les professionnels de l’apiculture pour évaluer l’efficacité de l’installation de pièges exclusivement à proximité des ruches.
Responsable « frelon asiatique et hyménoptères » au Muséum national d’histoire naturelle, Quentin Rome se prononce sans ambiguïté contre le piégeage des frelons. « À 99 %, de tels pièges prélèvent des insectes qui ne sont pas des frelons asiatiques. Les méthodes de lutte qui ont un impact sur le reste de l’environnement risquent de desservir nos espèces locales en faveur de ce dernier », précise le scientifique.
En temps normal, les fondatrices se battent, parfois à mort, pour récupérer les nids et s’emparer du territoire de leurs rivales. Cela affaiblit naturellement les colonies et crée un système de régulation naturelle, explique le centre d’études du frelon asiatique au Muséum d’Histoire Naturelle. Si l’on piège certaines des fondatrices, celles qui resteront n’auront plus à combattre et ressortiront donc plus fortes de cette période de lutte pour le territoire.
L’INRA et le CNRS travaillent actuellement sur de nouvelles techniques de localisation des nids et de piégeage réellement sélectif. En attendant qu’elles aboutissent, t
oujours selon le Muséum, la meilleure technique pour lutter contre la prolifération reste la destruction des colonies. D’où l’importance de signaler les nids lorsqu’ils apparaissent.
Conclusion : contre le frelon asiatique, ne tombons pas dans le piège.

Plus d’infos sur le site de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel :  http://frelonasiatique.mnhn.fr/piegeage-de-printemps/