La Ville traite ses palmiers et ses pins

Lutter contre le papillon palmivore

La Ville de Mèze a lancé la campagne de traitement des 126 palmiers des espaces publics de la commune contre le papillon palmivore. La méthode du traitement est 100% bio. Le service Espaces verts de la Ville fait appel à une entreprise agréée dans ce type de traitement. Elle utilise un produit naturel et inoffensif (Palmanem). Ce bio-insecticide contient un nématode qui ne s’attaque qu’aux insectes parasites. Une fois appliqué, il entre en contact avec le ravageur et y pénètre par ses voies naturelles. Dans les conditions optimales, l’insecte infesté arrête de se nourrir très rapidement et meurt entre 48 et 72 heures. Le service des espaces verts de la Ville s’y emploie vigoureusement chaque année. Le traitement doit être effectué en avril, en juin, en septembre et fin octobre. Chaque palmier est traité quatre fois. Mais pour une véritable efficacité, il est obligatoire que tous les particuliers qui possèdent des palmiers participent à cette démarche. Une surveillance et une lutte coordonnées et systématiques entre les propriétaires et les services municipaux limitent fortement l’envol des papillons et donc, le développement des parasites. Des produits à base de nématodes, type Palmanem, sont disponibles en jardinerie. Si le palmier est envahi alors il devra être détruit pour éviter la propagation des papillons.

Lutter contre la chenille processionnaire du pin

Il s’agit la larve d’un papillon de nuit, le Thaumetopoea pityocampa. Elles se nourrissent des aiguilles des pins. En plus de provoquer un affaiblissement important des arbres, ces larves possèdent des poils très urticants pouvant être dangereux pour l’homme et pour les animaux. Très légers, ils se détachent facilement de la chenille et, une fois en contact avec la peau, provoquent rougeurs et démangeaisons qui peuvent dégénérer en cas d’allergies ou d’absence de traitement. Les aiguilles de pins sont pulvérisées, par camion  d’un insecticide qui détruit les œufs et bloque le cycle des mues.  Cette méthode efficace est respectueuse de l’environnement et n’est pas nuisible pour l’homme ou les animaux domestiques.

Il existe aussi d’autres alternatives telles que l’installation de niches à mésanges auprès des pins. Ces oiseaux sont friands de chenilles. Ils peuvent en consommer jusqu’à 800 par jour. Une approche totalement écologique par éco-pièges est également en cours d’expérience sur la commune, dans le parc du château. Les pins sont cerclés par un dispositif contenant un sac de terre pour capturer les chenilles lorsqu’elles descendent en procession pour aller s’enterrer. Toutes ces méthodes complémentaires et alternatives respectent l’environnement et l’écosystème. Cette lutte sera d’autant plus efficace si les particuliers y participent.

La société spécialisée interviendra mardi 29 et mercredi 30 septembre.