Lutter contre les violences conjugales

Chaque année, environ 216 000 femmes âgées de 18 à 75 ans, sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur ancien ou actuel partenaire (mari, concubin…). Parmi ces victimes, seules 14% déclarent avoir déposé plainte. En 2014, 134 femmes ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon. Dans le cadre de ces violences, 35 enfants sont décédés en 2014, tués par un parent ou beau-parent. On estime à 74 000 le nombre d’hommes victimes de violences conjugales, seuls 7% ont porté plainte.

En situation de crise et/ou violence, il est souvent nécessaire de mettre la victime à l’abri, en le sortant en urgence du domicile familial pour l’installer dans un hébergement sécurisé.

Face à ce constat, le CCAS de la Ville de Mèze a décidé de mettre en place une convention de coopération, relative à l’hébergement d’urgence des victimes de violences dans la sphère conjugale et familiale. Cette convention a été approuvée par le Conseil d’Administration du CCAS le 9 février 2017. Son objectif est de mettre les victimes et leurs enfants en sécurité, grâce à des solutions d’hébergement simples et rapidement mobilisables. Un protocole a pour cela été rédigé, permettant aux différents acteurs confrontés à ces situations (forces de l’ordre, élus municipaux…) d’agir avec rapidité et efficacité.

Dans le but de couvrir un large territoire et protéger un maximum de personnes, les communes de Bouzigues, Loupian, Montbazin, Poussan et Villeveyrac ont participé à la mise en place du projet, et sont donc entièrement associées au protocole, tout comme la Gendarmerie et le Conseil Départemental de l’Hérault.

Ce protocole se décline en trois principales étapes :

– l’accueil d’urgence et la mise en sécurité dans un établissement avec lequel le CCAS a conventionné,
– le lendemain, le service social compétent interviendra pour un temps d’écoute et proposera si besoin l’accompagnement chez un médecin,
– la personne sera prise en charge dans le cadre d’un accompagnement social.

Ce dispositif s’inscrit pleinement dans le 5ème plan interministériel (2017-2019) de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux femmes, qui rappelle que la prise en charge des victimes de violences se fait souvent dans des conditions d’urgence et que doit donc être favorisée la mise en place de dispositifs sécurisants et coordonnés entre les acteurs.