Sylvie Bertrand

Monsieur le Député,

Mon propos étant de vous faire partager ce qui me heurte profondément depuis de longs mois, je vais essayer d’être succincte et précise. 

Pour me situer dans la population française, je fais partie de « la classe moyenne », j’ai un emploi stable, un salaire qui de 2100 €, mon mari de même, 3 enfants dont des étudiants, et aucune aide, dégrèvement, bourses, … à part des allocations familiales réduites au moment où elles seraient les plus utiles, ce qui signifie que même avec un salaire décent, le 20 du mois il n’y a plus rien.

 

Mes doléances : 

– un Etat opaque avec un fonctionnement qui manque totalement de transparence, accordant des salaires et des indemnités qui ressemblent fort à des privilèges d’un autre temps pour des élus, des hauts-fonctionnaires toujours plus nombreux. Ces personnes qui travaillent au service de la France doivent avoir un comportement exemplaire, contrôlés dans leurs dépenses, avec une rémunération encadrée et surtout une exigence de cahier judiciaire vierge. En fait, avoir les mêmes exigences que pour les salariés et fonctionnaires de la France « d’en bas ».

Lorsque je parle d’Etat opaque, j’entends également sur son fonctionnement avec un système de lois et décrets totalement complexe et illisible pour beaucoup.

 

– Une fiscalité juste et égalitaire. A mon sens, tous les français bénéficiant des services de justice, de soins, d’éducation, … doivent participer à l’impôt. Pour les plus bas revenus, avec une somme symbolique puis avec une progressivité selon les revenus. Le manque de cohésion sociale vient aussi du fait qu’il y ait ceux qui paient et … les autres (riches ou pauvres) . Et allons chercher chez les ultra-riches l’argent qui manque tant pour faire fonctionner notre économie : ISF, taxation des GAFA, fraude fiscale et permettons aux PME, TPE et artisans de vivre de leur travail et de créer des emplois.

 

– un réel engagement pour que la protection de l’environnement imprègne toutes les sphères de notre société : économique, agricole, les transports, l’habitat, les énergies. Arrêtons les commissions pour dresser des états des lieux et agissons enfin.

 

Je pense que lorsque les français auront le sentiment et la preuve que cette justice sociale, fiscale, économique existe leur colère et leur incompréhension d’un système qu’ils ne valident pas s’éteindra.

Je vous remercie de transmettre ma modeste contribution aux doléances des français,

Recevez, Monsieur le Député, mes sincères salutations.

 

Sylvie Bertrand