Une fouille archéologique à Mèze

Des vestiges datant de l’Antiquité et du Moyen-âge
découverts lors d’une fouille archéologique rue des Horts

Depuis la fin du mois d’octobre le service Archéologie de Sète agglopôle méditerranée et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) réalisent une opération archéologique rue des Horts. Elle doit permettre de révéler, collecter et étudier les traces et les vestiges des occupations humaines et leur évolution au cours des siècles afin de restituer l’histoire du site.
Un premier diagnostic réalisé en 2019 avait révélé trois phases d’occupation humaine.
La plus ancienne a été repérée à plus de 1,50 m sous la surface du sol. Des fondations de murs, quatre foyers, beaucoup de coquillages d’origine marine, des restes de faune (dont du poisson) et des graines carbonisées ont été observés. L’ensemble de ces vestiges datés de l’Antiquité ou du haut Moyen-âge s’étendent sur au moins 300 m2.
La seconde occupation fait apparaître des aménagements attribués au moyen-Age tardif (XIVe-XVe siècles). Il pourrait s’agir d’un espace dédié à des jardins, probablement dotés de petites
annexes agricoles. Le nom de la rue des « Horts », en latin, peut être attribué au jardin.
Enfin une dernière occupation datant des époques moderne et contemporaine est marquée par un puits et des murs parcellaires.
Les données scientifiques mises au jour pendant les recherches archéologiques permettront d’éclairer le passé de notre territoire.  
Une communication plus précise sur les découvertes sera réalisée par la suite.

Un chantier respectueux de l’environnement

Afin de maintenir au sec le chantier de fouilles archéologiques, les eaux résiduelles du site sont pompées et rejetées dans le réseau d’eaux pluviales. Cette opération est menée avec les plus grandes précautions environnementales, conformément aux directives de la DREAL. Avant d’être renvoyées dans le pluvial, les eaux de pompages sont en totalité traitées par un décanteur lamellaire qui filtre l’ensemble des effluents indésirables. Les eaux sont de plus analysées en permanence. Cette mesure de précaution implique une suspension du chantier durant les épisodes pluvieux.