Cérémonie du 11 novembre 1918… cent ans après…


Labellisée « Ville mémorielle de la Guerre 14-18 », la Ville de Mèze participe pleinement, depuis 5 ans, aux célébrations du centenaire de la Première guerre Mondiale. Durant cette période, de nombreuses manifestations et autres rendez-vous ont été organisés pour rendre hommage aux victimes du conflit et à leur famille.

En cette année 2018, à Mèze, la cérémonie du 11 novembre a rassemblé près de 300 personnes. Elus, anciens combattants, sapeurs-pompiers, militaires, secouristes, policiers, professeurs, écoliers, collégiens, conseil municipal des jeunes, associations patriotiques, personnel communal et habitants de Mèze ont formé un grand cortège pour honorer la mémoire des soldats tombés pour la France.

La jeunesse mézoise a largement pris part à l’hommage à travers des lectures de lettres de poilus et de poèmes, la citation des noms des mézois morts au combat et en chantant la Marseillaise.

Pour marquer cette année de centenaire, le maire, Henry Fricou, a souhaité faire part d’un témoignage poignant écrit à la fin de la seconde guerre mondiale par un Mézois, Monsieur Rouanet, directeur de l’école des garçons et du collège de Mèze, prononcé lors de la cérémonie du 11 novembre 1944.

Le Maire a invité les plus jeunes à être particulièrement attentifs au texte* transmis par ce Mézois car c’est en grande partie à eux qu’il s’adresse. Un très beau discours écrit il y a 74 ans et qui se concluait ainsi :  « Tu es jeune, mais ils ne seront jamais vieux. C’est pourquoi, forcément, tu leur ressembles. Quelle que soit ta destinée, il ne faut pas que, par ta faute, ils aient démérité en toi. Le courage, tu l’auras. Regarde à tes pieds, c’est ta terre, la terre qu’ils t’ont laissée, libérée de tes ennemis, en 1918 comme en 1944. Regarde devant toi : c’est le monument qui perpétue leur mémoire. Regarde plus haut : au-dessus d’eux, c’est la France. ».

>>lire la lettre originale* de Monsieur Rouanet, directeur de l’école des garçons et du collège de Mèze

*Cette lettre a été transmise à la Ville par l’occitaniste Jacky Millau.