Le port de Mèze, référence régionale pour la biodiversité

La première formation « Port Propre Actif en Biodiversité » pour les agents portuaires d’Occitanie s’est déroulée à Mèze. (Photo : CPIE Bassin de Thau)
 
Fin 2020, le port de Mèze est devenu le premier, et le seul à ce jour en Occitanie, à avoir obtenu la certification Afnor « Port Propre actif en biodiversité ». Un label qui traduit la volonté de concilier le fonctionnement d’un port avec des actions en faveur de la biodiversité. L’installation, sur les quais, de nurseries artificielles pour jeunes poissons ou encore les mesures de protections prises lors des épisodes de naissances massives d’hippocampes dans le port (veille naturaliste, interruption des opérations d’entretien et de nettoyage après les périodes de ponte…) ont largement contribué à cette reconnaissance.
C’est donc tout naturellement que le travail mené par le port de Mèze a servi d’exemple pédagogique pour la première formation « Ports Propres Actifs en Biodiversité » organisée en Occitanie. Une session coanimée, le 4 mars, par l’Union des Villes Portuaires d’Occitanie et le CPIE du Bassin de Thau et qui a rassemblé 8 agents portuaires venus de 6 ports d’Occitanie. Cette formation permet au personnel des ports d’engager les actions afin de répondre aux exigences pour l’obtention de la prestigieuse certification « Port Propre actif en biodiversité ».

Bateau échoué sur la plage :
la capitainerie a lancé les procédures

Depuis quelques jours, un bateau à moteur est échoué sur la plage du Thalassa. La capitainerie de Mèze a lancé les procédures d’enlèvement.
Cette embarcation était amarrée sans titre ni autorisation dans le port principal de Mèze depuis plusieurs mois. Son propriétaire était mis en demeure par le Département, d’enlever son bateau mais n’a jamais répondu à ses obligations et n’est jamais venu vérifier ses amarres qui ont fini par rompre. C’est ainsi que le bateau a dérivé jusqu’à la plage.
La capitainerie a tenté, en vain, d’informer le propriétaire, seul habilité à déplacer son embarcation. Le bateau étant échoué sur le domaine public maritime, un signalement a donc été effectué auprès des services de l’Etat afin que la procédure officielle d’enlèvement soit lancée.

Ornithologie : l’escale mézoise d’un grand voyageur

La surveillance de l’espace aérien par la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) est digne de celle des aéroports internationaux. Valérian Tabard, de la LPO Occitanie, raconte l’itinéraire d’un oiseau semi nocturne plutôt discret, l’Œdicnème criard, qui a eu le bon goût de faire escale à Mèze. Bagué et équipé d’un GPS, l’oiseau était suivi dans le secteur de Lyon par la LPO Auvergnes-Rhône-Alpes. Parti de l’Est lyonnais le 16 novembre 2020, il a d’abord rejoint Minorque, aux Baléares, d’une seule traite en seulement 7h. Après quelques jours, l’Œdicnème criard a rejoint l’île voisine de Majorque où il est resté durant tout l’hiver.
Le 18 février 2021 à 19h, après un vol de 450 km effectué en 8h15, il est arrivé à Mèze pour une escale de deux jours et demi. De là, il a décollé le 24 février vers 18h direction Lyon, son point de départ. Un vol de 300km réalisé en 4h40. Une étape réalisée à une vitesse moyenne de 65 km/h. L’oiseau voyageur a survolé l’Ardèche à 1000 m d’altitude et a été « flashé » à 90 km/h jusqu’à son atterrissage à 22h40.

Bravo et merci à Valérian Tabard qui a publié cette histoire insolite, ainsi qu’à ses collègues de la LPO du Rhône pour le partage de ces données qui montrent que la préservation des territoires agricoles est indispensable au maintien des oiseaux locaux, hivernants ou en migration.

La guerre contre les fientes est déclarée

Elus et services municipaux reçoivent une société spécialisée dans les campagnes écologiques contre l’installation des colonies d’étourneaux.

Chaque année, lors des périodes migratoires, des colonies d’étourneaux prennent leurs aises dans le centre-ville de Mèze.
Ces étourneaux constituent une réelle nuisance pour les habitants. Le problème majeur étant, bien évidemment, celui des fientes qui souillent les espaces publics. Un véritable fléau auquel sont confrontés en permanence les agents du service municipal de propreté urbaine qui mènent pourtant un combat sans fin pour nettoyer la ville. Il s’agit, ni plus ni moins d’un enjeu de salubrité publique.
Les actions entreprises depuis quelques années pour tenter d’effaroucher les colonies d’étourneaux ont montré leurs limites.
A l’initiative des élus Lysiane Estrada, Catherine Borie et Daniel Rodriguez, une réflexion a été engagée pour lutter efficacement contre cette surpopulation aviaire en cœur de ville pendant des périodes de plus en plus longues qui vont du début de l’été à fin octobre.
Dernièrement élus et agents de la ville ont rencontré plusieurs entreprises spécialisées dans la mise en place de campagnes écologiques contre l’installation des colonies d’étourneaux. Les premières actions devraient avoir lieu dès l’arrivée des volatiles et bien évidemment il n’est pas question d’éliminer ces oiseaux mais simplement de les obliger à se déplacer vers des zones peu habitées.
La question de la présence des pigeons de plus en plus nombreuse en centre ville fait également l’objet d’une réflexion en partenariat avec la LPO.

Plantation de 8 tilleuls au château de Girard

8 tilleuls plantés sur l’allée principale du parc du château.

L’aménagement et l’élargissement de l’allée principale du parc du château de Girard se poursuit. Les services techniques municipaux et les espaces verts plantent actuellement deux alignements de quatre tilleuls Heterophylla « prestige ». Ce sont des arbres de haute tige déjà âgés de 15 à 20 ans qui offriront rapidement de belles qualités ornementales. Il s’agit d’une essence particulièrement adaptée aux parcs et jardins qui peut atteindre plus de 15 mètres de haut. Ces tilleuls arborent une floraison couleur crème, parfumée, mellifère et très appréciée des papillons.
Après cette phase de plantation, le revêtement naturel de l’allée sera réalisé, les bancs réinstallés et de nouvelles haies longeront cet espace.

A vos déchets, prêts, compostez !

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C’est parti pour la mise en service du bio composteur collectif au château de Girard ! Ce projet a été mené conjointement par la Ville de Mèze, Sète agglopole Méditerranée et l’Ardam.  Mèze est la première ville de l’agglo à expérimenter ce système de traitement et de valorisation des déchets.

Un projet 100% collaboratif
Le bio composteur a été totalement pensé et conçu par les stagiaires de l’Ardam dans le cadre de leur formation professionnelle d’agent polyvalent de gestion et valorisation des déchets. En plus de la fabrication de l’équipement, les stagiaires ont été chargés de former les familles volontaires et les référents techniques du projet : Loreleï Menie de l’épicerie la Petite Balançoire, Joël Barberane et Lysiane Estrada, adjointe à la transition écologique. Équipées de leur bio-seau fourni par Sète agglo, une dizaine de familles participent aujourd’hui à l’expérimentation.

« Cette initiative écologique s’inscrit complètement dans l’objectif 0 déchets visé par la municipalité. Chaque habitant produit en moyenne 100 kg de déchets compostables, soit 30% de ce que jette une famille. Ces matières biodégradables sont encore trop souvent présentes dans les poubelles d’ordures ménagères et donc soumises à l’incinération. Épluchures, déchets de repas, ou petits végétaux contiennent de précieux éléments organiques qui se transforment en engrais biologique. Si cette expérimentation d’aire de compostage est réussie, elle aura valeur d’exemple pour être reproduite à Mèze, mais aussi dans d’autres villes de l’agglo » explique Lysiane Estrada, adjointe à la transition écologique.

 

Mèze ville pilote de la valorisation des cheveux


Les salons de coiffure peuvent désormais s’impliquer dans la préservation de l’environnement. Considérés comme des déchets sans utilité, les cheveux coupés peuvent en fait être valorisés. Dans le cadre d’un partenariat avec Sète agglopôle, Mèze devient « ville pilote » du territoire de Thau pour la collecte et le recyclage des cheveux. Chantal Falcon, adjointe au commerce et Lysiane Estrada, adjointe à la transition écologique, coordonnent cette initiative à l’échelle communale. Elles ont sollicité la jeune société Capillum, spécialisée dans la collecte et le recyclage des cheveux, et proposé à l’ensemble des salons de coiffure de Mèze d’adhérer à cette démarche innovante.

Sur les 18 salons que compte Mèze, 11 ont spontanément souhaité participer à l’expérience. Le principe est simple. Plutôt que de jeter les cheveux coupés de leurs clients, les coiffeuses les récupèrent dans un conteneur fourni par Capillum qui se charge ensuite de la collecte une fois par mois. Les salons de coiffure « éco responsables » sont quant à eux valorisés par un label. L’objectif de la Ville de Mèze est que 100% des cheveux coupés dans les salons de Mèze soient, à terme, valorisés. Les coiffeurs mézois souhaitant participer à la démarche, peuvent contacter la Ville : contact@ville-meze.fr


Que deviennent les cheveux coupés ?

Tous les cheveux peuvent être recyclés, qu’ils soient blonds, bruns, courts, longs, colorés ou décolorés. Capillum collecte et valorise chaque cheveu dans trois domaines d’application différents :

Le domaine médical qui exploite l’élément de base du cheveu : la kératine.

La dépollution des eaux et sites industriels. Le cheveu a la capacité de pouvoir absorber 8 fois son poids en hydrocarbures. Il est redoutablement efficace en cas de déversement accidentel de carburant dans le port.

L’agriculture, en proposant des alternatives écologiques aux produits plastiques utilisés.

Visite de chantier sur le futur bassin d’orage de Mèze

Les épisodes de fortes pluies peuvent entraîner une saturation des réseaux d’eaux usées et provoquer des déversements d’effluents dans le milieu naturel. Cela est vrai partout mais, pour les communes du territoire de Thau, la proximité de la lagune et des activités conchylicoles rend ce type d’incident encore plus délicat.
C’est la raison pour laquelle Sète agglopôle Méditerranée a lancé un programme de construction de plusieurs bassins d’orage connectés aux réseaux d’assainissement de Mèze, Loupian et Gigean. Les travaux entrepris depuis plusieurs années par l’agglo ont déjà divisé par 5 le risque de malaïgue sur l’étang, et qui se poursuivront dans le cadre d’un plan de réduction des rejets doté de 19 millions €.
Le 4 février, une visite officielle a eu lieu sur le chantier de construction du bassin d’orage de Mèze, situé à proximité du poste de relèvement du terrain de tambourin. Autour de François Commeinhes, président de SAM, étaient présents les maires de Mèze, Loupian, Gigean, le président du Syndicat Mixte du Bassin de Thau, l’Agence de l’Eau et les entreprises impliquées dans la conception et la réalisation de l’ouvrage (Photo ci-dessus).


   Le bassin d’orage en quelques mots   

Il s’agit d’une cuve enterrée cylindrique de 235 m3 qui servira de réservoir tampon afin d’éviter que les eaux usées puissent se répandre dans le milieu naturel en cas de surcharge du réseau liée aux épisodes de fortes pluies.
Le principe est très simple : la cuve récupère le trop-plein lorsque cela est nécessaire puis réinjecte les effluents dans le réseau d’assainissement aussitôt qu’il n’est plus en tension.

Cet équipement constitue une avancée très importante pour la protection du milieu naturel de la lagune de Thau.
Le coût de l’opération s’élève à 525 000 € HT financé à 50% par Sète agglopôle et à 50% par l’Agence de l’Eau.

Le chantier a été mis à profit pour offrir une expérience professionnelle à plusieurs Mézois en insertion sociale.


 

Randonnée : créer une offre de circuits labellisés

Malgré son formidable potentiel, le territoire communal ne dispose pas, à ce jour, d’une offre globale de circuits labellisés pour la randonnée pédestre, le VTT, le cyclotourisme ou l’équitation. Une lacune que Lysiane Estrada, adjointe au tourisme durable entend combler.
Ces circuits sont particulièrement prisés, aussi bien par les touristes en quête de nature et d’authenticité, que par un public local qui souhaite découvrir ou redécouvrir les richesses du territoire communal.
Ce projet rejoint une autre des préoccupations municipales : le sport santé.
Une première réunion dédiée aux circuits de randonnée a été organisée le 29 janvier à l’office de tourisme intercommunal en présence d’élus de la ville, de la directrice adjointe de l’OTI, du service espace naturel de Sète agglopôle, de la Fédération Française de Randonnée Hérault (FFR 34) et d’une randonneuse mézoise (photo). Le principe de circuits de découverte de la nature et de l’environnement adaptés à la pratique familiale a été privilégié au cours de cet échange.
Une prochaine réunion est prévue en mai. Entre-temps, le service des sports et la délégation tourisme durable de la Ville de Mèze organiseront un atelier participatif avec les clubs locaux de randonnée. Le but est de les associer à l’élaboration de circuits qui seront ensuite soumis à la FFR 34.

L’allée centrale du château aménagée

Le service municipal des espaces verts va procéder à l’aménagement de l’allée principale  du parc du château de Girard. Les Robiniers faux-acacias vieillissants seront remplacés par des tilleuls Heterophylla « prestige », la semaine du 8 février. Cette essence est adaptée aux parcs et jardins. Sa couronne élancée atteint 15 mètres de haut et 6 mètres de large. Il s’agit d’un arbre mellifère et à papillon qui verra éclore des fleurs parfumées couleur crème au mois de juillet. Pour Thierry Doenlen, responsable du service espaces verts, « cet aménagement était devenu une nécessité pour créer un ensemble esthétique et cohérent au sein des jardins du château ».

Biocomposteur partagé : participez à l’expérience

La Ville de Mèze, Sète Agglopôle Méditerranée, l’Ardam et la Petite Balançoire s’associent autour d’une action expérimentale de compostage partagé. Mèze sera la première ville de l’agglo à tester ce système de traitement et de valorisation des déchets. L’idée est de permettre aux citoyens qui n’ont pas de jardin de composter leurs épluchures ou restes de repas dans des biocomposteurs collectifs. Le collectif organisateur recherche 10 familles du centre-ville pour participer à cette expérimentation.

L’aire de compostage partagée de Mèze sera positionnée dans le parc du château de Girard. Il sera possible d’y déposer ses bio déchets aux heures d’ouverture du parc. Un « maître composteur » formera et accompagnera les volontaires. Ils seront dotés d’une clé pour ouvrir le bac de collecte, d’un seau pour le transport des bio déchets et d’un guide du compostage.

Démarrage de l’expérimentation le 11 février 2021

Inscription auprès de Loreleï de la Petite balançoire.
(rue Sadi Carnot) – 04 67 25 47 73

Visite guidée de la zone humide de la Conque

L’ ARDAM  propose une animation sur le site de la Conque, samedi 6 février de 10h à 12h. L’animateur présentera la richesse du patrimoine naturel de cette zone humide périurbaine : rôle des zones humides, présentation du site Natura 2000 bassin de Thau et des actions de gestion menées sur la site. Balade et découverte ludique de la faune et de la flore présentes sur le site.

 

 

Lieu de rendez-vous :
Parking de la Conque, promenade Sergent Jean-Louis Navarro, 34140 Mèze
Prévoir des chaussures fermées pour de la balade (baskets)

Contact : Xavier Aloujes (Ardam) – 07.66.81.87.29 – inscription obligatoire sur boite vocale,
avant le 4 février à 12h – 10 personnes maximum.

Visite guidée organisée dans le respect des règles sanitaires en vigueur.

Sapin de Noël : offrez-lui une seconde vie

Après les fêtes, les sapins de Noël peuvent être valorisés.
Comme l’an dernier, le maire de Mèze, vice-président de Sète agglopôle méditerranée, a proposé aux services de l’agglo d’organiser une grande opération de collecte des sapins.
A Mèze, 3 points de collecte seront mis en place parking des Tonneliers, parking de la gendarmerie et à la déchetterie, du lundi 4 au  dimanche 24 janvier.
Les sapins naturels devront être déposés, sans flocage ni décoration car ils seront entièrement recyclés.
Les sapins collectés seront en effet dirigés vers la filière de valorisation des déchets végétaux et, mélangés à d’autres essences, transformés en paillage, utile pour limiter l’évaporation et enrichir le sol, ou en compost.

Pêche en eau douce :
une nouvelle convention pour la Gaule mézoise

Benoît Sol, adjoint au sport et à la jeunesse de la Ville de Mèze et André Hermant, président de l’association de pêche « La gaule mézoise » sur le plan d’eau du Sesquier.

Périmée depuis janvier 2018, la convention entre l’association de pêche « La gaule mézoise » et la Ville de Mèze vient d’être renouvelée.
Le document autorise les responsables de l’association à assumer la gestion piscicole du lac du Sesquier. Votée hier soir en conseil municipal, cette convention permettra, en outre, à « La gaule mézoise » d’effectuer sa demande d’agrément « garde pêche » auprès de la préfecture.
Reçu en mairie, le président de l’association, André Hermant, avait insisté sur l’urgence du renouvellement de la convention à Benoît Sol, adjoint à la jeunesse et au sport. « Nous sommes pleinement satisfait de ce partenariat, se réjouit le président. Nous souhaitons travailler main dans la main avec la Ville pour la gestion du lac du Sesquier. »
« Les échanges avec le président, le secrétaire et le garde pêche ont permis de nouer rapidement une relation de confiance, souligne Benoît Sol. A travers son activité, la gaule mézoise contribue pleinement à la valorisation de ce lieu si propice à la pêche et aux loisirs. Nous mettrons à profit le renforcement du partenariat entre la Ville et l’association pour faire évoluer favorablement cette convention. »
La gaule mézoise, qui compte plus de 50 licenciés, introduit régulièrement des poissons dans le milieu aquatique. Dernièrement, 700 kg de gardons et tanches ont ainsi gagné les eaux du lac du Sesquier.