Mèze solidaire face aux violences urbaines

Malgré des conditions météorologiques menaçantes, les Mézois sont venus nombreux, lundi 19 octobre, devant l’hôtel de Ville, pour exprimer leur solidarité avec les communes touchées par les violences urbaines du week-end. Un rassemblement empreint de solennité et d’émotion, organisé à l’appel de l’Association des maires de France (AMF).

Aux côtés des élus municipaux, les habitants ont tenu à témoigner leur attachement aux valeurs de la République et leur soutien aux maires, aux agents territoriaux, aux commerçants et aux populations victimes des violences et des destructions.
Dans son allocution, le maire de Mèze, Thierry Baëza, a fermement condamné ces actes, rappelant la portée symbolique des attaques contre les bâtiments publics : « Lorsqu’on incendie une mairie, ce n’est pas seulement un bâtiment que l’on détruit. C’est notre République que l’on attaque. »
Évoquant les commerces pillés, les biens publics et privés saccagés et les familles touchées, le maire a rappelé que « derrière chaque vitrine brisée, chaque commerce pillé, chaque bien détruit, il y a des vies, du travail, des efforts et parfois des années de sacrifices. »

Un appel au respect des valeurs républicaines
Thierry Baëza a également tenu à réaffirmer les principes fondamentaux de notre démocratie : « La liberté de manifester n’a jamais été la liberté de détruire. » Il a exprimé sa reconnaissance envers les forces de l’ordre et les services de secours mobilisés pour protéger les personnes et les biens.
Insistant sur la nécessité de transmettre les valeurs citoyennes dès le plus jeune âge, le maire a rappelé la responsabilité essentielle des familles dans l’éducation au respect d’autrui, des règles et du bien commun.
Il a également mis en garde contre toute récupération politique de ces événements : « La République n’a besoin ni de ceux qui prospèrent sur le chaos, ni de ceux qui l’attisent. Elle a besoin de responsabilité, de courage, de respect et de rassemblement. »