Découvrez l’origine des noms des rues de Mèze

Aujourd’hui : la rue de l’Abattoir


Cadastrée sur le Compoix de 1768, cette rue se nommait « rue de l’Ecorchoir » en occitan « Escorjar ». Dans cette rue de la cité, il y avait des bouchers dans les échoppes adossées aux remparts.

En 1908, la municipalité l’a rebaptisée « rue de l’Abattoir » en occitan « Cariera del Mazel ».


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Aujourd’hui : la rue Grattecoudes


Inventoriée dans le Compoix de 1768, la « rue Gratte-Couyre » ne permettait qu’à une seule personne de se mouvoir dans cet endroit très étroit qui décrivait un arc de cercle en venant des Pénitents vers l’église Saint-Hilaire. Entourée de remparts, rues et ruelles plus étroites protègent les habitants. Les sans-culottes vont ôter la particule du nom et bien d’autres choses.

En 1908, cette voie sera rebaptisée « rue Grattecoudes ». Aujourd’hui, il n’y a que la partie haute de cette rue qui a conservé sa largeur d’origine.


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Aujourd’hui : la rue des Salins


Cette voie se nommait « rue de l’Estagnol ». Figurant dans le Compoix de 1768, « Estagnol » provient de l’espagnol par extension occitane : « Estanhol » signifiant « petit étang », une étendue d’eau où il y a une maison probablement de Saunier.

Durant le XIXème siècle, l’aménagement de cette partie alluvionnaire se terminera avec la Tonnellerie.

En 1908, la « rue de l’Estagnol » sera rebaptisée « rue des Salins ».

« Estagnol » est un patronyme que l’on trouve de l’Hérault au Lot en passant par la Corrèze ou encore les Ardennes et la Meuse.


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Aujourd’hui : la rue du Barreau


Cadastrée depuis le XIII ème siècle, cette rue portait le nom de « rue de l’Aze », la forme occitane est « Ase » signifiant « âne », très péjoratif pour des habitants.

Depuis 1900, celle-ci a été rebaptisée « rue du Barreau » de l’occitan « Barral » qui signifie « fût de liquide ou d’huile ». Il est fort possible qu’il y eut des familles d’oléiculteurs.


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Aujourd’hui : la rue des Capestans

Cadastrée depuis le XVIème siècle, « Cap d’Estanh », « Capus stagni » signifiant « Tête de l’étang », cette rue allait de l’église vers l’étang. Il est fort probable que des familles de Capestan y résidaient. Dans cette rue qui suit la courbure du terrain, est née, au n°6, le dernier né de la famille Hiral : « Paul » en 1871. Après de belles études, on le retrouvera sous l’habit de Monseigneur Ange-Marie Hiral qui sera évêque au Canada.

En 1908, la rue fut rebaptisée « rue des Capestan », son appellation d’aujourd’hui. Sur les plaques de rue y figure également le nom en occitan : « Carrièra del Cap d’Estanh ».


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Aujourd’hui : la rue des Quatre coins

Autrefois, il y avait une rue appelée la « rue des Quatre coins » qui faisait les extrémités des rues Gaffarot, Vieille du Rempart et Caves Antiques. Celles-ci se sont formées au fur et à mesure du développement de la ville sous forme d’ilots.

La « rue des Quatre coins » formait un coin avec :

– le rempart où aujourd’hui il y a l’escalier qui descend vers le port des Nacelles,
– la rue Gaffarot, un 2ème coin,
– la rue vieille du Rempart, un 3ème coin,
– la rue des Caves Antiques, le 4ème coin,

Celle-ci n’existe plus depuis 1908. Seules restent les rues Gaffarot, Caves Antiques et Vieille du Rempart.


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Aujourd’hui : la rue Marius Laurez


C’est une des entrées du cœur de ville, appelée jadis « rue des Piliers ». Elle devait cette appellation car des piliers en pierres barraient la rue afin que seules les charrettes ou les vélos puissent l’emprunter, ainsi qu’une fontaine au doux nom de « Pompe de l’amour ».

En 1900, la rue prend le nom de « rue des artistes », qui est devenue commerçante avec le développement économique. On y trouvait alors l’Eden Théâtre au n°7, la société philanthropique d’enseignement artistique qui deviendra la bibliothèque. Il y avait également l’imprimerie moderne de Frédéric Besse, un marchand de couleurs.

En 1933, un illustre enfant de la Ville aura son nom gravé sur la plaque « Marius Laurez ».

Au XIXème siècle, ce propriétaire hôtelier acquiert l’ancien Hôtel Eustache, sis à l’angle de l’avenue de Pézenas. Il le modernise à son image avant que celui-ci ne devienne « Roussel » dans les années 50, puis « le Grand Gallion » dans les années 60, et est actuellement, une agence immobilière.

Marius Laurez s’investit dans la Ville auprès de la municipalité, en tant qu’administrateur général des Hospices pendant de nombreuses années, économe.


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Aujourd’hui : la rue Gambetta


Cette rue se nommait « rue des Pénitents », une voie qu’arpentaient autrefois les Pénitents blancs lorsqu’ils effectuaient leurs déplacements.

En 1908, cette rue est rebaptisée « Léon Gambetta ».

Issu d’Albi, né en 1838, cet homme politique, député et ministre pendant la Monarchie est parti en montgolfière de Paris assiégé par les Prussiens en 1870 pendant la Commune pour aller à Tours où se trouvait une délégation du gouvernement provisoire de la Commune.
Finalement, il a atterri à Beauvais car les vents ne soufflaient pas dans le bon sens.


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Aujourd’hui : la place aux herbes


« La place aux herbes », où se situent actuellement les Halles, accueillait jadis les forains et autres marchands ambulants. Le rez-de-chaussée de la mairie fut ainsi libéré des commerçants en 1865.

A partir de 1907, commença la construction des Halles de type Baltar, sur cet espace, derrière la mairie actuelle. Le 5 janvier 1908, le bâtiment des Halles fut inauguré.

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Aujourd’hui : la rue des Frères Argand


Appelés en Languedoc par le Pouvoir Royal, Amy et François Argand, physiciens Genevois, créent une brûlerie et s’installent à Mèze en 1778.  A la tête d’un atelier de fabrication, de stockage et d’expédition, leurs affaires prospèrent partout et vont devenir la plus importante en Europe. Malheureusement, la Révolution et le blocus continental ruinent les deux frères Argand qui doivent céder leurs affaires. Leurs industries seront rachetées par Ainé Privat qui développera et améliorera les procédés.

A noter, Ainé Privat sera élu Maire de Mèze en 1807.


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Aujourd’hui : la rue Peytal

Non loin du Port, cette rue devait être de bon augure car elle se nommait « bonne nouvelle ». Cela n’est peut-être pas un hasard, puisqu’en 1908, celle-ci prend le nom de « rue Peytal ».

Jean Antoine Peytal, natif de Mèze, Consul en 1638 et 1645, est à l’origine d’un traité sur l’eau et la salubrité.

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Aujourd’hui : la rue Sadi-Carnot

Un travail réalisé avec Guy Bastide du service municipal du patrimoine

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Après 1812 et la désaffectation complète du cimetière médiéval, la municipalité Privat acte pour la création à cette même place du « Champ de Mars » qui deviendra l’Esplanade telle qu’on la connait. Dans la foulée, des voies d’accès sont créées afin de desservir les faubourgs et le développement de la ville. En 1820, une voie nouvelle est créée et se nomme « rue d’Artois ». Cette appellation restera jusqu’au début du XXème siècle, pour être rebaptisée en 1908 « rue Sadi-Carnot » (Président de la IIIème République en 1887).

A noter, dans la dynastie des Bourbons, le premier né « le Dauphin » prend le titre de Provence, ensuite Artois, Berri. Ici, Artois est le futur Charles X, successeur de Louis XVIII.

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Aujourd’hui : la rue Garibaldi


Avec la création du « Champ de Mars » qui deviendra l’Esplanade telle qu’on la connaît aujourd’hui, cette nouvelle voie prend simplement le nom de « rue de l’esplanade » avant d’être rebaptisée en 1908 « rue  Garibaldi ». (Révolutionnaire de la Commune en 1871)

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Un travail réalisé avec le service municipal du Patrimoine.

Aujourd’hui : le Mourre Blanc


C’est une bande terre au port conchylicole qui a la forme d’un visage d’où le mot « mourre » en occitan. A partir du sens « museau » on arrive facilement à « nez, visage, figure ». Quant à l’adjectif « blanc », il a été choisi car son sol est fait de terre blanche et de sable à cet endroit.

En opposition avec le « Mourre Rouge », qui est la falaise vers Bouzigues, faite de Bauxite Rouge (falaise sur l’étang de Thau).

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Un travail réalisé avec le service municipal du Patrimoine.

Aujourd’hui : la rue Pierre et Auguste Massaloup


Né le 28 mars 1790 à Mèze, Pierre Massaloup est le fils de Jean-Pierre Massaloup (marchand de sel) et de Marie-Anne Cartier. Il épouse Magdeleine Farrussac en 1811. Ils eurent 3 enfants : Anaïs en 1813, Zélie en 1819 et Auguste en 1831. 
Instituteur, puis professeur, il fonde l’école Mutuelle à Mèze en 1820.
En 1830, il créé le pensionnat Massaloup « rue Beauregard », l’actuelle « rue Pierre et Auguste Massaloup ». L’entrée se situait au « 16, rue du Collège ». Dirigé par Pierre Massaloup pendant 30 ans, le pensionnat était réputé pour les langues anciennes. Ce pensionnat comprenait une grande cour, une salle au rez-de-chaussée et à l’étage, des appentis, des lieux d’aisance, un logement de fonction pour la famille ainsi qu’un logement pour l’adjoint. Plus de 300 élèves le fréquentaient.

A partir de 1873, ses filles, Zélie et Anaïs, reprirent le flambeau jusqu’en 1883 (contrat de 10 ans dans l’ancien pensionnat, mettant à disposition tout l’inventaire encore présent dans celui-ci). Elles créent ensuite une autre école qui fonctionne très peu de temps.

Auguste, fils de Pierre Massaloup, quant à lui, après de brillantes études, devient docteur principal d’armée, officier de l’Instruction publique et officier de la Légion d’honneur.

Pierre Massaloup décède en 1871, après avoir reçu les Palmes Académiques.  

Ce pensionnat si réputé, qui s’étendait depuis l’actuelle papeterie de l’étang à la rue du Collège, fut vendu par les descendants, fils de Joseph Massaloup, en 1905 à Marius Caumeil (époux Guittari), boucher à Mèze (boucherie du Progrès).

Quant à l’actuelle « rue Massaloup », ce nom a été attribué car Zélie et Anaïs y ouvrirent une école, côté gauche de la rue, descendant « rue Marius Laurez ».