Avant la Révolution, Mèze était administrée par un conseil politique, dirigé par des consuls, l’équivalent actuel des adjoints au maire, qui défendaient les intérêts des habitants. La ville était placée sous l’autorité de plusieurs coseigneurs : quelques nobles locaux et l’évêque d’Agde. Les relations entre ces consuls et les seigneurs de Mèze étaient souvent tendues. L’autorité seigneuriale s’opposait fréquemment aux intérêts collectifs. Les représentants de l’évêque entraient en conflit avec les consuls en raison de l’usage de certains terrains et des rives de l’étang. En 1306, le conseil politique signe une charte garantissant l’autonomie des habitants tout en restant sous l’autorité de l’Église.
De 1645 à 1859, ce bâtiment abritait l’administration de Mèze. Les réunions du conseil se tenaient au premier étage, tandis que le rez-de-chaussée accueillait le marché.

