Dans l’Ancien Régime, la cité était dirigée par un certain nombre de personnes équivalant aux adjoints au maire contemporain. C’était le conseil général de la communauté, dirigé par des consuls, en place depuis 1180, chargés de représenter la communauté des habitants.

Ils entretenaient des relations parfois difficiles avec les seigneurs de Mèze, dont l’autorité contredisait trop souvent les intérêts collectifs. Longtemps, Mèze eut plusieurs coseigneurs : un ou deux nobles locaux et l’évêque d’Agde, qui reçut confirmation de son titre d’Amaury de Montfort en 1219, dans le vaste mouvement qui opposa le roi de France aux Cathares.
Bien vite, les officiers de l’évêque entrèrent en conflit avec le conseil de la communauté à propos du droit d’usage de certains terrains et des rives de l’étang. Il fallut une charte de franchise communale accordée en 1306 pour que la communauté obtienne des garanties d’autonomie face aux puissants, tout en restant sous l’autorité d’un administrateur de l’évêque, le « bayle ».
De 1645 à 1859, la gestion de la cité de Mèze avait lieu dans ce bâtiment. Les réunions du conseil se tenaient au premier étage, alors que le rez-de-chaussée accueillait le marché. Longtemps, le rez-de-chaussée resta une boutique, comme en témoigne cette photo du début du XXème siècle. Déjà, un boucher y annonce fièrement la vente de son « mouton français ».
Pour les pitchouns
LA PREMIÈRE MAIRIE DE MÈZE
De 1645 à 1859, c’est dans ce bâtiment que se prenaient toutes les décisions importantes de la ville !
Imagine les « consuls » (les chefs de la ville) qui montaient au premier étage pour leurs réunions, pendant qu’en bas se tenait le marché bruyant et animé !
Sais-tu que les consuls devaient souvent se disputer avec les évêques d’Agde et les autres coseigneurs qui voulaient décider de tout ? En 1306, ils ont obtenu une lettre spéciale (une charte) qui leur donnait plus de liberté !

